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Le mot de l’année

L’année 2020 voit entrer une série de nouveaux mots dans le dictionnaire, parmi eux, l’épouvantable divulgâcher (que nous avions déjà évoqué dans nos colonnes) qui se propose de remplacer « spoil » et auquel nous prévoyons un avenir, comment dire… funeste !

En 2020, dans le dico, Bioplastique vient à notre secours pour définir la matière des sachets plastiques biodégradables, dédiélisation (encore une horreur !) pour marquer l’effondrement des chiffres de vente des véhicules à moteur diesel et l’étrange locavorisme pour définir des consommateurs privilégiant l’achat de denrées alimentaires produites au niveau local ! Antispéciste (qui ne veut pas faire de différence entre les humains et les animaux), boboïser (qui rend bobo !) et tendanceur entrent également dans le dictionnaire, tout comme dégagisme… Ils étaient tous usités depuis plusieurs années dans notre langage courant. À propos de dégagisme, il faut bien noter que certains mots ont été dégagés du dictionnaire, comme écolo (apparu en 1975), diminutif moqueur d’écologiste, certainement jugé trop péjoratif, par les temps qui courent. Dans tous les cas, les mots éjectés du dictionnaire ne meurent pas, ils peuvent être utilisés, oubliés et ressusciter dans dix, vingt ou cent ans, car les composants de notre langage sont immortels. Ainsi, les termes badgé (affublé d’un badge), consommabilité (capacité à être consommé) et antimigraine (remède contre la migraine) ont été dégagés des dicos, respectivement en 2013, 1999 et 1925… Leur usage est toujours autorisé !

Chaque année apportant son lot de « mots vedettes », nous nous sommes amusés à mettre en rapport l’année de naissance de chacun avec le (ou les) mots qui y correspondent (voir ci-contre). Si vous êtes né en 1950, vous commencez à être vieux (on plaisante !) mais vous avez du bol, car votre date correspond avec l’arrivée du mot science-fiction ! Deux ans plus tard (1952) c’est le mot cool, et blue jean pour 1954 (la classe !). Ceux qui sont nés en 1967 sont arrivés en même temps que poster et ceux de 1970 ont eu moins de chance, ils correspondent à l’année four à micro-ondes. Il est à noter que les enfants de 1968 sont contemporains de l’arrivée du mot contestataire (ça ne s’invente pas) et que les bébés de 1978 sont arrivés avec les… keufs ! Kiffer en 1990, best of en 1987 et les enfants pin’s en 1989. Les « malheureux » nés en 1992 sont contemporains d’ogm et ceux de 1994 sont les enfants du coming out ! C’est toujours mieux que les natifs de l’année 2000 (Bobo... Quelle angoisse !) ou de 2003 (Boloss, c’est la lose !). L’année suivante (2004) marque l’arrivée de Climatosceptique (ce n’est pas bien, ça…) et 2007 la « génération cupcake » ! Les enfants du selfie sont nés en 2013 et ceux du bling bling en… 2001 ! Rien à voir avec le walkman (1980) ou encore les bébés de la teuf (1984) !
Il est amusant d’observer comme les mots apparaissent dans le dictionnaire, en général plusieurs années après être communément usités dans le langage de tous. À ce propos, le dictionnaire Robert (cité en référence ici) est toujours un poil en retard par rapport au Larousse, plus prompt à faire entrer les mots nouveaux. Le décalage entre les deux maisons d’édition est en général compris entre deux et quatre ans, mais un des records constatés concerne le mot cardio training qui était présent dans le petit Larousse depuis 1998 et qui vient à peine (avec 23 ans de retard, tout de même !) d’entrer dans le petit Robert !

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